| Visite de Charles Leclerc de Hauteclocque (Janvier 2006) |
Charles Leclerc de Hauteclocque fut présent dans le canton de Benfeld pour honorer la mémoire de son père, général libérateur et chef de la 2ème DB, mais aussi pour transmettre le sens des valeurs aux jeunes générations. Mission accomplie. Pendant trois jours, Charles Leclerc de Hauteclocque fut présent sur le canton de Benfeld. C'est avec la même détermination que le père, le général Leclerc, a décidé autrefois de combattre l'oppresseur, que le fils veut créer aujourd'hui une dynamique des valeurs chez les jeunes. Venu en Alsace pour s'informer encore davantage sur les résistants, les passeurs, les déportés alsaciens et les Malgré-nous, il a parfois déploré qu'on ne parle pas suffisamment d'eux, bien qu'il ait reconnu la complexité des situations... Au Collège de Matzenheim, il a parlé aux jeunes élèves ds CM2, de 6ème et de 3ème. Chacune de ces interventions avait été préparée par les élèves et les enseignants. M. Leclerc avait téléphoné aux enseignants pour "étudier le terrain" à la manière de son père. M Leclerc est aussi passé dans les écoles publiques de Rhinau, Kogenheim, Benfeld, Matzenheim. Cette stratégie a-t-elle porté ses fruits? La parole aura-t-elle été aussi efficace que les canons des chars ? Aujourd'hui, il s'agit de reconquérir les valeurs humaines. Une soirée festive avait aussi été organisée en l'honneur du fils du général dansla chapelle du Collège. Frère Jean-Marie Meyer représentant la Congrégation des frères de Matzenheim accueillit M. Leclerc et salua la présence de Mme Esther Sittler, sénateur, des maires des Communes voisines et des nombreux admirateurs du général. M. Muckentsurm, président de l'office de tourisme, était présent, tout comme Georgette et Pierre Bintz, organisateurs de la venue de Charles Leclerc.
Le choeur mixte Melod'Hin dirigé par Stéphane Horand interpréta des gospels dont les thèmes correspondaient bien à la vie intérieure de Philippe de Hauteclocque. Les élèves de Nadine Schaller, professeur de musique, ont rejoint le groupe pour chanter Happy Day. Puis les jeunes élèves ont, sous la direction de Brigitte Glénat, interprété L'Hymne à la joie de Beethoven et entonné La marche de la 2ème DB. Aux premières mesures de cette marche, tout le monde s'est levé avec Charles Leclerc pour chanter avec les enfants. Claude Ringeisen, président des Anciens, s'est chargé de remercier les choristes. M. Leclerc, ému par cet accueil, exprima sa reconnaissance et commença sa conférence, visiblement troublé, avec les documents projetés sur écran avec l'aide de frère Jean-Claude Anheim. L'orateur rappela la chevauchée fantastique de ce cavalier qui, meurtri par la défaite, répondit à l'appel du Général de Gaulle. Jamais ses traversées du désert au sens propre et au sens figuré ne lui firent renoncer à sa détermination de faire flotter le drapeau français sur les cathédrales de Metz et de Strasbourg. Ainsi, du Cameroun au Tchad, de Tunisie au Maroc, de l'Angleterre à la Normandie, de Paris à Strasbourg, de Royan à Berchtesgaden, de l'Indochine à l'AFN : partout son intelligence, son esprit d'analyse et la rapidité d'exécution lui permirent de livrer batailles. Des intervenants se succédèrent ensuite au micro pour témoigner, notamment Édith Vezy, ambulancière de la 2ème DB, toujours alerte à 96 ans. (Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace - Jeudi 2 février 2006) |
Question posée aux élèves de 6èmes B et D : Prudence Gewinner : Monsieur Leclerc est un homme qui a vécu l’époque de la guerre à travers l’histoire de son père. Comme il ne le voyait pas souvent, il n’a pas ressenti son absence comme un échec mais comme une force. Marine Waldmann : Le général Leclerc avait une médaille porte-bonheur dans son portefeuille. Quentin Lorry : Ce qui m’a plu, c’est le récit des combats dans les Ardennes contre les Américains et les Allemands. Arthur Meyer : Monsieur Leclerc était très disponible pour répondre à nos questions et nous connaissons maintenant un peu plus le grand homme qu’était son père. En revanche, j’aurais aimé qu’il approfondisse un peu l’histoire de la libération des villes ( Strasbourg, Paris ) car cela m’intéresse. Mélanie Pfeiffer : L’absence du père n’a pas perturbé M. Charles Leclerc. Il se débrouillait tout seul en rentrant de l’école car souvent sa mère dormait. Il est très fier de son père. Maureen Janguiot : J’ai retenu que le général Leclerc était un homme courageux, qui obéissait aux ordres. Le fils du général a 77 ans et il n’a pas fait de carrière militaire comme son père. Thomas Nothisen : Quand monsieur Leclerc de Hautecloques est venu à Matzenheim, le 27 janvier 2006, j’ai appris de nouvelles choses sur la 2ème guerre mondiale. C’était très intéressant. Tous les élèves étaient très attentifs. Laurine Redelsperger : J’ai appris que le fils du général n’avait aucune lettre de son père et qu’il ne l’a vu qu’une dizaine de jours pendant la guerre. Alexandre Hickel : M. Leclerc n’est jamais venu dans la villa que son père a occupé à Ertstein. Pendant la guerre, sa mère ne s’inquiétait pas quand il rentrait tard de l’école avec ses frères. Il n’avait pas peur de mourir. Son père est mort, après la guerre, dans un accident d’avion, le jour de son anniversaire. Aude Eibel : Je remercie M. Leclerc de nous avoir consacré de son temps pour nous parler de son père. Marie-Cécile Stumpf : Lors de la visite du fils du général Leclerc, j’ai compris des choses concernant la guerre, la déportation et le débarquement. Jordane Meyer : Le nom de Leclerc remonte au temps des croisades. Coraline Adam : Monsieur Charles Leclerc, fils du célèbre Général Leclerc de Hauteclocque, maréchal de France, est venu nous raconter comment il a vécu la seconde guerre mondiale. Entre 8 et 10 ans, il a vu son père une dizaine de fois. Mais cette absence ne l’a pas inquiété car il savait que son père faisait tout pour protéger son pays. Le général Leclerc a été blessé à 2 reprises mais cela ne l’a pas empêché de poursuivre son combat. Il a passé de nombreuses frontière et a toujours été aux côtés de ses soldats et a dormi à même le sol. La bataille la plus dure qu’a menée le Général est elle d’Indochine. Lorsqu’ils avaient gagné la dernière bataille, le général Leclerc a dit : "Maintenant on peut crever, on a accompli notre mission." Le maréchal a été marqué par ce qui se passait dans les camps de concentration et d’extermination. Il savait que de nombreux Juifs étaient emmenés dans ces camps, qu’on leur faisait croire qu’ils allaient prendre une douche et qu’en réalité, c’était des chambres à gaz. Des millions de gens y sont morts. Bryan Comtesse : Je trouve que le général Leclerc a eu beaucoup de courage. Grâce à lui nous sommes français et fiers de l’être. Damien Ehrhardt : J’ai bien aimé quand M. Leclerc a montré la carte de l’Alsace avec la position des troupes de son père. Maxime Fischer : M. Leclerc a eu la gentillesse de se déplacer jusqu’à Matzenheim. Nous avons appris beaucoup de choses sur la guerre. Antoine Kretz : J’ai retenu qu’il n’avait pas beaucoup de souvenirs de son père. Maxime Charbuy : Ce que j’ai préféré dans l’intervention de M. Leclerc, c’est quand il a évoqué le passage de son père à Erstein et quand il nous a montré la carte de l’Alsace. Ehrart Guillaume : Le général Leclerc est né le 28 novembre 1902 dans la Somme. Il est entré à l’école militaire en 1938. Il est fait deux fois prisonnier puis a rejoint le général de Gaule en juillet 1940 à Londres. Il a rallié le Cameroun à la France libre en août 1940. À Koufra, il a fait le serment de "ne déposer les armes que lorsque le drapeau tricolore flottera sur la cathédrale de Strasbourg." Il débarque en Normandie et il est le premier à entrer dans Paris en août 1944. Paul Goerger : Monsieur Leclerc nous a parlé d’un roman dans lequel un Juif tentait de s’évader. Nicolas Markowna : J’ai bien aimé rencontrer le fils du général Leclerc car c’était intéressant d’apprendre ce qui s’est passé durant la 2è guerre mondiale. Il nous a raconté comment la 2ème DB a libéré la France sous l’occupation des Allemands. André Kranklader : Son père Philippe rejoignit le Général de Gaule en Angleterre durant la seconde guerre mondiale. Quelques temps après, sa mère et lui-même prirent aussi le chemin pour le Royaume Unis via l’Espagne. C’est à ce moment là qu’il a changé de nom pour prendre celui de Leclerc. Gilles Thiébaut : Leclerc restera un héros qui a sauvé la France. |
Question posée aux élèves de 6ème D :
Guillaume Ehrardt : Édith Vézy est née à Colmar. À la mort de son mari tué dans un accident d’avion, elle fait des études d’infirmière. Elle s’engage en janvier 1944. Rattachée à la 2ème DB durant la campagne de France, elle obtient la Croix de guerre avec 5 citations puis la médaille de guerre remise par le maréchal Leclerc. Plus tard le président de la république lui remet reçoit la croix de chevalier légion d’honneur à l’arc de triomphe. Maxime Charbuy : Ce que j’ai préféré dans l’intervention de Mme Vézy, c’est lorsqu’elle nous racontait dans quelles conditions extrêmes elle vivait pendant la guerre. Elle nous a raconté qu’elle dormait dans on ambulance dans le froid. Elle nous a montré aussi les différentes médailles qu’elle a reçu. Camille Soudier : Je pense que Mme Vézy a été plus que gentille de quitter sa maison (très loin) pour nous voir. Elle a très bien raconté ce qu’elle a fait durant le 2ème guerre mondiale. Bien qu’elle ait 96 ans, elle est vraiment très drôle, gentille, sympathique. Paul Goerger : Mme Vézy a fait preuve d’un courage et d’un héroïsme extraordinaire. Elle a rassemblé ses souvenirs dans un livre. André Kranlader : Ambulancière volontaire pendant le seconde guerre mondiale dans la seconde DB, Édith Vézy est partie d’Afrique et a rejoint l’Alsace-Lorraine en passant par l’Angleterre. Son travail consistait à conduire une ambulance. Elle a donc vu beaucoup de blessés et des morts. Antoine Kretz : Elle a beaucoup d’humour et elle très dynamique pour son âge. Damien Ehrardt : J’ai beaucoup aidé quand vous nous avez raconté comment vous aviez aidé un soldat à sortir de l’hôpital.
Yannick Siegwald : Mme Vézy a raconté sa fabuleuse hisqtoire devant la classe de 6 D. Elle et sa coéquipière avaient une ambulance. Elles devaient suivre les troupes françaises puis ramasser les blessés et les ramener à l’hôpital le plus proche. Matthieu Muller : Édith Vézy a participé au débarquement. Elle nous a expliqué que la guerre était à la fois triste et drôle, dégoûtante et qu’elle avait eu beaucoup de chances. Loïc Schwartz : Un soldat a tiré sur l’ambulance de Mme Vézy parce qu’il s’était trompé de pédale. Jordane Meyer : Un soir, alors qu’elles étaient parties manger, deux soldats se sont installés dans leur chambre d’hôtel. Stumpf Marie-Cécile : La visite de Mme Vézy a été une superbe surprise. La manière dont elle nous a raconté ses aventures, m’a donné envie de savoir tout ce qui lui est arrivé. Anaïs Riebel : Mme Vézy est venue nous raconter son histoire le 27 janvier 2006. J’ai bien aimé son histoire sauf quand elle nous a dit avoir vu des chevaux écrasés par les chars. Aude Eibel : La rencontre avec Mme Vézy a été super. Elle a une pêche extraordinaire pour une dame de 96 ans. Je la remercie beaucoup de nous avoir donné de son temps. son histoire est passionnante. Damien Rolli : Les décorations militaires d’Edith Vézy m’ont beaucoup impressionné. |